vendredi 30 novembre 2012

Commençons par... LE NORD

Après 2 semaines passées à Auckland, il était temps de commencer mon véritable voyage. Pas de véhicule, tant pis ! Ce n'est pas exactement ce que j'avais prévu, mais je saute quasiment dans le 1er bus venu pour le Northland, direction Paihia, dans la Bay of Islands.


Mes 1er pas dans cette petite station balnéaire à la fin de la journée me (re)donnent un grand sourire que je commençais à perdre dans l'ambiance citadine d'Auckland. C'est magnifique, on n'entend que le bruit des vagues, et l'auberge de jeunesse que j'ai réservée s'avère être un petit cocon dans lequel je vais finalement passer 2 super semaines.
Oh My God ! A DOUBLE RAINBOW !

Afin de planter le décors, les mots clés de la Bay of Islands sont : voiliers, dauphins, kayaks, plongée, croisières. Cela ne doit pas faire oublier qu'il s'agit d'un endroit clé concernant la fondation de la Nouvelle-Zélande. Russell fut le 1er port fondé par les européens, Waitangi le lieu de signature du traité du même nom entre maoris et couronne britannique en 1840.
Pour ma part, je me suis posé à Paihia, petite station balnéaire lieu de départ de toutes les activités possibles sur la Bay. J'ai vécu ces 2 premières semaines hors d'Auckland comme des vacances. Ce qui signifie de nombreuses occupations et beaucoup d'argent dépensé. Si je dois retenir des moments forts de ce séjour dans le Northland ? Voyons :

Voile sur la Bay of Islands

Une excursion de quelques heures à bord d'un vieux voilier 2 mâts, le R. Tucker Thompson. Outre la possibilité de participer (légèrement) aux manœuvres, le charisme du capitaine, la beauté des petites criques et la sensation assez unique que procure la navigation sans moteur ont fait de cette journée un très beau moment. La seule déception est de ne pas avoir croisé de dauphins :-(
 

Mon dernier jour de plongée en mer

Oui car lors des 1ers jours en piscine et les 2 premières sorties en mer, on a du mal à profiter du moment. Quand on s'est enfin familiarisé avec l'équipement et l'environnement, la plongée sous-marine est quelque-chose d'assez fabuleux. On ne peut pas imaginer ce que représente la vie sous-marine tant qu'on n'a pas été y faire un tour. Et pêcher soi-même par 15m de profondeur les moules que l'on cuisinera au barbecue le soir, je vous avoue que c'est assez classe !

La 1ère excursion (et encore plus la 2nde) au Cap Reinga


L’extrémité Nord du pays. L'impression de bout du monde, les longues minutes à simplement contempler ce qui s'offre à nos yeux, telles les dunes de sable géantes de Te Paki, les remous provoqués par la rencontre de la mer de Tasmanie et l'océan Pacifique, la petite baie de Tapotupotu aux allures de paradis, ou encore l'interminable Ninety Mile Beach, tout ça restera longtemps gravé dans mon esprit. Là on peut le dire, on est en Nouvelle-Zélande !
     






Le bilan

Donc comme je le disais, et on peut sans rendre compte à la manière dont j'ai écris ce billet, ces quelques jours dans le Northland ont eu de sérieux airs de vacances. Je pense que c'est une étape classique quand on entame un long voyage, je m'y attendais en tout cas. Mais au-delà du côté récréation, je peux également tirer quelques enseignements de cette période.
Tout d'abord, l'adaptation à un nouveau milieu. Je me souviens de mon arrivée à Paihia, descendant du bus, seul, ne sachant absolument pas où je me trouvais. Les 1ers instants de flottement, la prise de repères et finalement, naturellement, on se retrouve parfaitement à l'aise. Peut-être que je doutais de cette capacité d'adaptation, maintenant je sais que ce n'est pas un problème.
Le 2ème point de ce 1er bilan, ce sont les rencontres. C'était également un des buts de ce voyage : aller vers les gens, échanger, découvrir. Quelque-chose que je ne faisais pas spécialement à Bordeaux. Flemme, timidité, contexte ? Bref, je savais que j'avais envie de tester cela lors de mon voyage à l'autre bout du monde. Et de ce côté là, les rencontres ont été fantastiques ! Des personnes que je n'aurai malheureusement croisées que quelques jours, d'autres avec qui je vais faire un bout de chemin, ou recroiser avec plaisir au gré des mes pérégrinations... ça fait du bien, tout simplement.