mercredi 16 janvier 2013

From East to West : Lewis Pass


Quittant la chaleur étouffante de Hanmer Springs, me voici très rapidement au milieu des Southern Alps. Lewis Pass est un des trois principaux cols qui permettent de traverser l'île du sud d'est en ouest (ou vice-versa), et s'il n'est pas aussi couru que le fameux Arthur's Pass, il y a bien ici quelques bricoles qui valent le coup d'être vues.


Mon premier stop se fera à l'entrée du Saint James Walkway la plus proche du col. Je ne compte cependant pas faire ce chemin de randonnée,n'étant absolument pas préparé pour un excursion de 5 jours et 66km ! De plus, l'américain que j'ai pris en stop pour quelques kilomètres m'explique qu'un des pont du parcours a tout simplement été emporté lors de la tempête du 2 janvier (vous vous souvenez ?) et que beaucoup de passage sont impraticables. Non si je me suis arrêté là c'est pour la vue sur les sommets alentours depuis le petit chemin à l'entrée du walkway. Je m'attarde une petite heure pour profiter des lieux.

Vue sur le Mont Burn (?) depuis l'entrée du Saint James Walkway
Le lendemain, j'ai décidé de faire la marche jusqu'au Lake Daniell. Un peu plus de 2h et 8km pour y monter, la majeure partie se fait dans les sous-bois, ça sera parfait pour ne pas trop souffrir de la chaleur. Premier constat : il y a beaucoup de dégâts dans les sous-bois et le long de la rivière suite à la tempête d'il y a quelques jours. Des arbres entiers ont été arrachés le long du rivage, certaines parties du sentier sont totalement recouvertes de boue, et plus loin sur le chemin je me retrouve face à l'endroit où il y avait eu un pont à un moment. Fort heureusement les derniers jours très estivaux auront permis aux cours d'eau de retrouver un niveau normal voir faible.
On se prendrait presque pour un hobbit
La deuxième chose qui me marque lors de ma marche est la bravoure de la faune locale, tout particulièrement les oiseaux. Lors de ma première rencontre avec l'un d'entres eux, une sorte de rouge-gorge, mon premier réflexe est de ne plus bouger et d'observer le volatile en espérant ne pas l'effrayer. Et bien au contraire, l'oiseau ne fuit pas, il se rapproche toujours plus de moi, clairement curieux. Je n'ai évidemment à ce moment pas encore sorti mon appareil photo, erreur que je réparerai sitôt cette première rencontre passée.
Plus tard, je ferai la rencontre (encore une fois, et ça ne sera pas la dernière au cours de ces mois en Nouvelle-Zélande) d'un Fantail, connu pour être très familier avec les humains. Et à chaque fois que j'en ai vu un, j'ai toujours observé le même comportement : très actif, il vole de branche en branche autour de moi, se rapprochant parfois à quelques dizaine de centimètres. Je m'attend presque à ce qu'il vienne se poser sur mon épaule. Après renseignement (merci Wikipedia), j'ai appris qu'il ne s'agissait pas de tentatives d'intimidation (ça n'y ressemble de toute façon pas), ni vraiment de la curiosité. Il est simplement à l'affût d'insectes qui auraient pu être dérangés pas notre présence. Malheureusement, la sur-activité du Fantail rend très difficile la capture de photo. J'essaierai toutefois lors de mes prochaines rencontres avec lui.
Un des curieux que j'ai pu prendre en photo
J'arrive enfin au lac. Je retrouve l'américain auto-stoppeur (un chercheur qui travaille sur le comportement des bactéries - il a réussi à m'expliquer ça et moi à comprendre). L'endroit en lui-même est agréable et je savoure ma première réelle prestation en randonnée néo-zélandaise.


Je redescends enfin vers le parking, où je retrouve mon van surchauffé par le soleil. La côte ouest n'est plus très loin.