jeudi 20 décembre 2012

Perdus au paradis de Onauku Bay


A peine remis de nos émotions musicales et les pieds posés sur le sol de l'île du sud que nous croisons la route d'un couple, Deb et Tony, chargeant des planches sur un bateau. Les filles donnent un coup de main, engagent la discussion et nous voilà invités chez eux pour le week-end !


Après 1h de bateau-taxi, nous arrivons au fin fond de Onauku Bay, sur Arapawa Island. Pas d'eau courante, pas d'électricité, pas de réseau*. Nous sommes hébergés chez Deb et Tony, qui tiennent une maison d'hôte dans cet endroit reculé. La dimension inattendue de cette expérience rajoute certainement à l'atmosphère irréelle du lieu. Un coin de paradis hors du temps. Sur le principe du wwoofing, nous effectuons quelques tâches quotidiennes qui nous permettent d'être logés et nourris gratuitement : débroussaillage d'un sentier de randonnée machette à la main, ménage de printemps de la maison d'hôte, transport de pièces de bois pour le projet d'agrandissement de la maison, jardinage, rien de bien difficile.

*Pour vous rassurer, Tony a mis en place une mini-centrale hydro-électrique pour alimenter la guest house (mais pas notre maison), il y a deux gros réservoirs pour récupérer l'eau de pluie et la chauffer et il nous suffit de monter au sommet le plus proche (1h de marche) pour utiliser nos téléphones.





L'endroit où nous logeons est une ancienne école, qui a été amenée ici par bateau une dizaine d'années plus tôt. Au moment où j'écris ces lignes, je peux voir le coucher de soleil sur le fjord à travers la baie vitrée, éclairé à la bougie et chauffé par un poêle à bois, buvant une tasse de thé fumant tout en écoutant les bourrasques de vent qui descendent de la montagne et frappent la maison. Je n'exagère rien.

La vue depuis la baie vitrée, tous les soirs

Pour notre première journée, nous préparons nos fish cakes pour le petit-dej avec les poissons rapportés de la pêche du matin par Dave, le voisin. L'après-midi, après une petite expédition en kayak dans la baie et un peu de snorkeling, nous partageons un dîner avec les voisins. Moules, agneau, pot au feu, crumble, nous n'osons pas y croire. Pour ma part, c'est mon 1er "véritable" repas (comprendre un repas de "chez papa maman") depuis mon départ. Le bonheur absolu, suivi de la prise de conscience que la bouffe de chez nous me maaaaaaaaaaaaaaaaanque à un point inimaginable.

L'expert du crumble juge


Nous quittons Onauku Bay pour quelques jours. Nous reviendrons chez Deb et Tony pour passer Noël en leur compagnie.

Rédigé en écoutant